petit_chat_maigreEn temps de crise, et après un stage éprouvant psychologiquement, il est bon de partir en vacances. Mon amour immodéré de la mer, mon sens aigu de l'équilibre et ma passion pour les bébés animaux m'ont logiquement amené sur les rives de la mer rouge pour passer mon niveau 1 de plongée et parler aux tortues.
J'y vais donc nez au vent rapport que dans un 5 étoiles (normes locales hein, on a bouffé du chameau tous les soirs) on risque rien et que l'an dernier à la même époque je faisais un trip carrément plus roots en Colombie non sans siroter 2 litres de fruits par jour, pressés à la main avec glaçons roulés sous les aisselles sans un seul dérangement gastrique...
Néanmoins j'aurai dû me méfier car il y a 2 ans, lors d'un séjour peu ou prou au même endroit, nous avions dû immerger une de mes amies dans le Nil pour lui faire reprendre ses esprits : l'Egypte c'est dangeureux !

Je vais vous épargner le récit de ma semaine fabuleuse, entourée de dauphins, de tortues, de poissons multicolores, de raies, de requins, etc. Vous auriez mal au cœur ! Mon séjour a été idyllique, c'est juste... le retour.

Ça a commencé par un léger vomito, dans le bus, ensuite on s'est arrêté à mi-chemin et j'ai trouvé un chaton égyptien dans le désert, ça a été une énorme contrariété ultime puisque l'Homme a tout bonnement refusé qu'on ramène le chat en France (c'est un Homme sans cœur pour tout ce qui concerne les chats, mais vous allez voir qu'après il a dû faire preuve d'un amour incommensurable pour ne pas me quitter).

Bref du coup en arrivant à la raie du porc d'Hurghada, j'avais carrément l'estomac au bord des lèvres (trop jolie expression) et j'ai visité TOUTES les toilettes et ce un nombre assez conséquent de fois (d'autant plus conséquent que pour ne pas déroger à la règle des charters nous avions une bonne heure et demi de retard). Dans l'avion, j'ai connu une lente agonie... 5 heures pliées en deux... Dans le RER, un sombre avait trouvé opportun de choisir notre date et notre heure de retour pour mettre fin à ses jours et accessoirement rallonger de 45 minutes mon temps de trajet. Au total, 13 heures de trajet avec la turista...
Naïve, j'ai cru que c'était fini, mais en réalité j'ai commencé ma phase anorexique le samedi soir (ouais je sais j'ai déconné avec le saumon fumé dans l'avion à midi mais c'est plus fort que moi, j'aime les plateaux repas...).
5 JOURS !!! Sans manger (et pis c'est pas comme si l'effort était récompensé, j'ai pas perdu un gramme de gras), à ne boire que du coca (à la réflexion, c'est sûrement le coca qui fait qu'on ne maigrit pas...), à passer 35% de mon temps diurne aux toilettes (et seulement 20% la nuit), 100% de mon temps à gémir. C'est là où j'ai compris à quel point l'homme m'aime : il ne m'a pas quittée (j'ai dû, par conséquent, lui pardonner pour le petit chat)... Mes seules sorties se sont limitées au médecin (à qui j'ai dû expliquer que "non j'ai pas bu l'eau du robinet en me lavant les dents").
Je suis aussi sortie pour emporter un petit pot de selles (j'ai bien une autre expression mais ça va attirer des vilains sur mon blog) au labo, c'était humiliant et j'avais très peur qu'on me découvre une amibe exotique ou une maladie incurable me vole mon sac.
Au bout de 5 jours je suis retournée voir le médecin pour lui expliquer mon tourment ("J'ai une teuf ce week-end, je fais comment pour prendre le train avec une autonomie de 15 minutes sans toilettes ?").
Et il a trouvé la solution :
- "Alors c'est simple, si ça continue, mon collègue gastro-entérologue - genre, en plus ils partagent le même cabinet danger suprême il est dans le bureau à côté !- va vous mettre une caméra dans les fesses pour tout bien voir de près au cas où il y ai des monstrum d'amibes exotiques"
Sans déconner ????? Ben vous savez quoi, d'un coup j'ai plus mal.

ps : promis j'arrête d'écrire des choses sordides à partir d'aujourd'hui et je recommence de ce pas à écrire sur le pôle-emploi, les joies du chômage et touti quanti