This is the end (ou pas)
Ce matin j'ai fait tomber l'intégralité du rouleau de papier toilette dans la cuvette, pile au moment où je me disais : "Tiens ! C'est le dernier rouleau, va falloir aller à Monop" (je sais c'est honteux de faire ses courses à Monop quand on est au chômage mais je suis une sale bourge et on se refait pas !). Ça s'appelle la loi de Murphy ou LEM (loi de l'emmerdement maximum).
Ben le chômage, c'est pareil.
Je récapèpète pour ceux qui dorment au fond de la salle : un jour comme les autres en pleine crise des subprimes, avec des images de banquiers qui sautent par la fenêtre chez Pujadas, tu te dis "j'ai un de ces bols d'avoir un taff". Ce jour là, le boss de fin de niveau de Prince of Persia ta boite t'offre un joli carton pour te dire de dégager ton séant de SON chauffage (c'est son chauffage vu qu'il est actionnaire et pas toi). Loi de Murphy.
Ensuite y'a l'histoire du papillon à New York qui fait un tsunami à Singapour. Le battement de paupières du boss de fin de niveau fait que ton univers change du tout au tout, genre un peu comme une inversion des pôles ou le truc dément à la fin de "The day after tomorow" (je vous ai dit déjà ma passion pour le cinéma catastrophe de qualité) quand les mexicains finissent par accueillir les américains chez eux... Puis c'est l'effet boule de neige et genre d'un coup tes meilleurs amis de la life avec qui t'avais fait un pacte de sang vont vivre dans l'Oural. T'as les boules.
Du coup tu changes tout dans ta vie, non pas que t'aies réellement envie de tout changer, mais t'es bien obligé. Pis dans le lot des trucs à abandonner y'en a que tu regrettes pas comme le célibat. T'es dans l'enthousiasme de la création d'un monde meilleur pour toi et la planète, la frénésie du remaniement, le repositionnement de tes chakras (ça j'ai pas encore fait, c'est douloureux).
Et puis y'a un moment où, comme Jacques Chirac en son temps tu te dis : "Putain ! Deux ans !" (ok rien à voir mais c'est pour illustrer).
Donc 22 mois après mon premier post sur ce blog, ma vie a fait un tournant et moi avec.
Ça devenait critique, un peu comme quand on change de déco : après avoir changé 4 fois le canapé de place on est à cours d'idées et on est crevé (j'ai la métaphore pourave ce matin). Donc j'ai trouvé un job, genre ultra facilement sans me galérer une seconde, sans pleurer toutes les larmes de mon corps et sans imaginer une seule fois que j'allais finir par compléter mon RSA avec du faisage de frites chez Mac Crado. Je donc vais devoir briser le cœur de mon ami Pôle-Emploi, car oui lecteur désespéré : J'AI TROUVE UN KRAVAIL !!!!
Alors cher lecteur, je sais que tu te contrefous de savoir en quoi va consister mon travail (et je vais éviter la précision en la matière pour éviter que mon nouvel employeur ne découvre les écrits que commet sa nouvelle recrue)... Que je sois dresseuse de chatons, cantinière, tradeuse ou taulière ce qui t'intéresses c'est de savoir si mes amis vont revenir de l'Oural le blog va continuer.
La réponse est : I don't f... know (ceci est un indice sur mon nouveau job : je vais parler l'anglais).
Mais je te dis à très vite sur ces pages pour des détails croustillants sur ma rupture avec le Pôle-Emploi, et en attendant je m'en vais taquiner le requin en mer rouge pour fêter ça !
En ce moment mon cerveau produit des choses étonnantes... Faut dire qu'entre le moment où je me lève et celui ou je me couche, contrairement à vous qui me lisez au bureau, j'ai du temps pour réfléchir.
Comme chacun sait, ou pas d'ailleurs, je suis entrée dans une phase de déglingue... Le chômage a été un compagnon sympa durant l'été, mais là ça commence à faire un peu ras la casquette, goutte d'eau du vase et en gros plein le cul ! (oui j'ai dit cul)
Nota : je viens de créer une nouvelle catégorie, dans ce blog particulièrement bien ordonné et pertinent, qui s'appelle "procrastination", j'ai même pas mis de majuscule au "p" tellement ça en vaut pas la peine. Tout aussi utile que la catégorie "Martine à la ferme", la catégorie "procrastination" rassemblera donc les articles qui non seulement ne servent à rien (à part vous divertir n'est-il-pas ?) mais en plus me permettent de remettre au lendemain des trucs insignifiants genre "mon mémoire" (nan pas "mes mémoires").
On a beau avoir naturellement un corps de rêves sans l'ombre d'un bourrelet et sans chair ramollie... comme moi... Et bien il faut avouer que, passé un certain âge, il devient important de remuer sa couenne de porcinette. Pour moi, le déclic a été une séance chez l'ostéopathe (65 euros dont 10 remboursé par la mutuelle) qui m'a quand même sorti un truc du style : "Nan mais là c'est tout pourri de partout, et puis comme vous n'avez aucun muscle, ça va pas s'arranger" et 3 minutes plus loin le renégat me balançait "Bon les côtes là, elles sont luxées, c'est parce que vous n'avez pas d'abdo". Après lui avoir écrasé sa tête de hyène fétide sur son banc de muscu de daube en plastique pourri, j'y ai répondu : "T'es con lui, si j'avais pas d'abdo je tiendrais pas debout". (chose que vous confirmera n'importe quel ignare qui a ouvert une planche anatomique).
Bien que je n'aie aucune envie de m'étendre sur les raisons qui font que je ne suis pas prolixe ces dernières semaines, je tiens à dire qu'écrire c'est pas facile facile... D'abord parce qu'on a des gens qui pensent que, qui disent que, et qui font douter. Ensuite parce que ça prend du temps et enfin parce qu'on croit naïvement qu'on va trouver du boulot et de facto rendre caduque le blogounet sur la crise le chômage y touti quanti... Alors que bon non, j'ai pas de boulot.
(NB : c'est sciemment que je poste très rapidement après mon dernier post, pour que mes exploits tUristique ne restent pas à la une du web !!!)
En temps de crise, et après un stage éprouvant psychologiquement, il est bon de partir en vacances. Mon amour immodéré de la mer, mon sens aigu de l'équilibre et ma passion pour les bébés animaux m'ont logiquement amené sur les rives de la mer rouge pour passer mon niveau 1 de plongée et parler aux tortues.
Je
suis toujours en stage chez les rois du nucléaire. Toujours pas
irradiée (mais j’ai toujours pensé qu’un des critères de sélection à
l’embauche avait été mon absence de Thyroïde, ce qui fait de moi une
potentielle non-victime d’accident de radioactivité… enfin j’me
comprends).
En ce moment je cherche un travail. Je ne compte pas sur vous fidèles lecteurs, non pas que je ne croie pas en la force et la puissance des réseaux internet, mais avouons-le, je suis grillée auprès de chacun d'entre-vous (et par ailleurs comme vous me lisez essentiellement aux heures de bureau, je doute que vous ayez trop de travail au point de m'en donner, cqfd).