polemploiL'autre jour, je montais une théorie fumeuse comme quoi : "Y'a pas que des morues au pôle-emploi". J'aimerai retirer ces paroles de ma vierge bouche, et corriger mon titre en "Tous des gogoles ou presque au pôle-emploi".

Résumé des épisodes précédents : La semaine dernière E l i s déprimait un peu rapport au vide de sa vie professionnel, les voies de garage et les 8 mois de chômage. Pour ravaler sa fierté, E l i s a décidé de passer le week-end en campagne se ressourcer et noyer son chagrin dans l'alcool dans un cadre convivial. Lundi matin, E l i s faisait montre d'une grosse patate quand elle ouvrit, à 10h45, le courrier suivant :

De : Pôle-emploi
A : Mademoiselle E l i s
Le 10 septembre 2009

Madame,
Vous êtes un cadre au chômage.
(sans déc' ?)
Comme convenu (avec qui, on se le demande bien) veuillez vous rendre impérativement à la réunion à pétaouchnock le lundi 14 septembre à 9h30. Si vous ne venez pas, et que vous n'avez ni mot du médecin, ni de votre mère, ben on vous radie, COUNASSE !

Bien sûr le courrier n'était pas signé, juste un tampon de mon pôle-emploi sur l'enveloppe.
En même temps que je m'interloque devant la lettre et mon café, mon téléphone sonne. Je décroche. Un homme synthétique me parle : "Bonjour, ceci est un message enregistré. Vous ne vous êtes pas présentée à la réunion du 14 septembre, veuillez nous contacter à ce numéro". En gros, le type synthétique m'appelle pour me dire de le rappeler. Comme je suis disciplinée et curieuse de nature, je rappelle le gars : "Bonjour, ceci est un message enregistré. Vous ne vous êtes pas présentée à la réunion du 14 septembre, veuillez nous contacter à ce numéro. Notre boite vocale est pleine".

Epilogue : Sophie ma conseillère favorite, m'a confirmé qu'un certain nombre de simples d'esprits sévissaient au pôle-emploi et pour finir a dû me signer un papier me disant que je ne serait pas radiée... cette fois.